Envoyer un message Envoyer un message  


«La valeur de la monnaie repose sur une fiction.» (Milton Friedman).

« Argent fou », « folie des marchés », « finance folle », « capitalisme fou » : la crise qui secoue le monde économique a fait surgir un vocabulaire inquiétant. Pourquoi ce terme extrême ? Depuis la disparition de la convertibilité-or et le flottement des monnaies, qui entraînent la disparition de tout trésor stable, et l’écroulement de pyramides de dettes entrecroisées, ce terme de folie n’est-il pas justifié ? Toutes les valeurs – économiques, financières, mais aussi esthétiques, éthiques, politiques - sont entraînées dans ce mouvement de soumission à des équilibres toujours momentanés, des bulles, des paniques, en un mécanisme rappelant celui de la Bourse. — L’auteur explore les différentes facettes et les conséquences de cette conjoncture affolante où le monde est aujourd’hui précipité. Remontant jusqu'aux sources littéraires et philosophiques de cette crise des valeurs (Rousseau, Mme du Châtelet, Freud, Baudrillard, etc.), Jean-Joseph Goux traite de la question du désir, de la valeur, du « juste prix » des choses, du luxe et des paradoxes de la finance contemporaine.

144 pages - Broché.
Format :16 x 24 cm
ISBN : 978-2-907784-27-6
EAN : 9782907784276

Prix : 16 euros

Auteur : JEAN-JOSEPH GOUX. Philosophe. Professeur à l’Université de Rice (Houston, USA). Entre philosophie, économie, psychanalyse et esthétique, son travail trace le champ d’une « économie symbolique ». Principaux ouvrages : Les Monnayeurs du langage (Galilée, 1984), Frivolité de la valeur, essai sur l’imaginaire du capitalisme (Blusson, 2000), Accrochages, conflits du visuel (Ed. Des Femmes, 2007), Renversements (Ed. Des Femmes, 2009), L’Art et l’argent (Blusson, 2011).

Table des matières :
1/ Le prix des choses frivoles.
2/ Le principe du plaisir : Freud et l’économie.
3/ Baudrillard ou la nostalgie de l’échange tribal : le deuil d’Hermès.
4/ L’Euro est la monnaie fictive d’un état virtuel.
5/ Le réel en économie.
Conclusion : De la finance dactylographe à la spéculation sans mesure.

Retour